[CRITIQUE] : OSS 117 : Le Caire, nid d’espions (2006)

OSS 117

Répliques cultes :

– C’est marrant, c’est toujours les nazis qui ont le mauvais rôle. Nous sommes en 1955, Herr Bramard, on peut avoir une deuxième chance ?! Merci. 

– Avant de partir sale espion, fais-moi l’amour. 
– Non, je ne crois pas non. 
– Pourquoi ? 
– Pas envie.

– À l’occasion, je vous mettrai un petit coup de polish.

Sortie : 19 avril 2006 en France.

Réalisation : Michel Hazanavicius

Scénario : Jean-François Halin

Musique : Ludovic Bource

Distribution : Jean Dujardin, Bérénice Bejo, Aure Atika, Richard Sammel, Philippe Lefebvre & François Damiens.

Synopsis :

Égypte, 1955, le Caire est un véritable nid d’espions.
Tout le monde se méfie de tout le monde, tout le monde complote contre tout le monde : Anglais, Français, Soviétiques, la famille du Roi déchu Farouk qui veut retrouver son trône, les Aigles de Kheops, secte religieuse qui veut prendre le pouvoir. Le Président de la République Française, Monsieur René Coty, envoie son arme maîtresse mettre de l’ordre dans cette pétaudière au bord du chaos : Hubert Bonisseur de la Bath, dit OSS 117

OSS 117 3

OSS 117 : Le Caire, nid d’espions est une comédie d’espionnage française réalisé par Michel Hazanavicius, sorti en 2006. C’est déjà la huitième adaptation au cinéma de ce James Bond à la française né sous la plume de Jean Bruce. Suivront OSS 117 : Rio ne répond plus sorti en 2009, puis OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire sorti en 2021. C’est une adaptation très libre de la série OSS 117, romans d’espionnage créée en août 1949 par l’écrivain français Jean Bruce, reprise à sa mort par son épouse Josette, puis par ses enfants François et Martine. Série qui compte plus de 250 romans et où le héros Hubert Bonisseur de La Bath est un agent américain d’origine française, qui travaille pour l’Office of Strategic Services. OSS 117 : Le Caire, nid d’espions a vocation à être un film humoristique, tournant en dérision le personnage principal qui se révèle orgueilleux, prétentieux et surtout bourré de préjugés machistes, homophobes et racistes. Le film a remporté le César du meilleur décor en 2007 et a connu un beau succès en salle, puisqu’il a attiré plus de 2,3 millions de spectateurs. En 2006, je l’ai moi-même découvert en salle, depuis je l’ai revu plusieurs fois à la télévision, voici mon avis

Ce que j’ai aimé :

  • La mise en scène audacieuse de Michel Hazanavicius. 
  • Un scénario brillant et très dynamique. 
  • La complicité du duo Dujardin/Bejo. (Duo que l’on retrouvera cinq ans plus tard dans The Artist). 
  • Les magnifiques décors et costumes. 
  • La fraicheur et l’esthétique du cinéma des années 50/60.
  • Le personnage de Hubert Bonisseur de la Bath, un agent raciste, beauf, macho, rétrograde, grossier, inculte et maladroit.
  • Le mélange : comédie, action, humour. 
  • La couleur qui reproduit les contrastes du Technicolor. 
  • La prestation parfaite de Jean Dujardin, taillé pour ce rôle. Qui d’autre que lui aurait pu interpréter OSS 117 avec tant de talent et d’aisance !?
  • Toutes les répliques et séquences cultes.
  • Tous les effets spéciaux réalisés selon les techniques de l’époque.
  • L’ambiance du film qui dépeint une époque, un coté rétro. 
  • Tous les codes du genre y sont utilisés avec succès. 
  • Un super casting avec d’excellents personnages secondaires.
  • Les blagues et les gags qui sont politiquement incorrects. 
  • La BO du film signé Ludovic Bource. 

OSS 117 2

 

Ce que j’ai moins aimé :

  • RIEN 

 

OSS 1

Conclusion :

OSS 117 : Le Caire Nid D’Espions est une véritable pépite. Un bel hommage au cinéma des années 50/60, à Alfred Hitchcock et à la saga James Bond. Une comédie hilarante et rafraichissante, où tout le monde en prend pour son grade. Rappelons tout de même que de nos jours il est de plus en plus difficile, d’imposer une certaine forme d’humour dans une société qui s’offense pour tout à tout bout de champ.

Je tiens à saluer l’énorme prestation de Jean Dujardin qui est à l’aise dans toutes les séquences du film… il sait absolument tout faire et apporte à ce film toute la crédibilité et toute la classe pour faire entrer OSS 117 dans l’histoire du cinéma français. 

oss

© Steve Ketterlin

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