[CRITIQUE YOUTUBE] : Pinocchio (2022)

Pinocchio

Sortie mondiale : 08 septembre 2022 sur Disney+

Réalisation : Robert Zemeckis

Scénario : Chris Weitz & Robert Zemeckis

Musique : Alan Silvestri

Distribution : Tom Hanks, Luke Evans, Cynthia Erivo & Giuseppe Battiston

Synopsis :

Un vieil artisan solitaire fait le vœu d’être papa. Le lendemain, sa dernière création, un pantin en bois désarticulé prend vie sous l’effet de la magie d’une bonne fée. Démarre alors un récit initiatique qui conduira le jeune garçon loin de l’école…

© Steve Ketterlin

[CRITIQUE] : Baby Boss (2017)

baby boss

Sortie : 31 mars 2017 aux Etats-Unis,
29 mars 2017 en France

Titre original : The Boss Baby

Réalisation : Tom McGrath

Scénario : Michael McCullers

Musique : Steve Mazzaro & Hans Zimmer

Synopsis : 

Un petit garçon de sept ans, nommé Tim, est jaloux de son petit frère. Quand il va en mission pour reconquérir l’affection de ses parents, il découvre un complot secret du PDG Puppy Co., qui tourne autour de son petit frère et menace de déstabiliser l’équilibre de l’amour dans le monde.

baby boss 1

On prend une famille lambda. On prend un bébé en costume qui semble plus malin que la moyenne. On y ajoute une grosse dose d’humour, on mélange tout ça et ça donne BABY BOSS.

Voilà un film que je voulais voir au cinéma. La bande annonce m’avait vendu du rêve. Comme quoi… certains rêves ne devraient rester QUE des rêves…

D’un point de vue d’adulte, ce film va d’incohérence en incohérence (ben oui, des parents vont volontairement laisser un bébé seul dans le hall d’une grande entreprise pleine de gens et d’animaux…).
Alors outre l’animation qui est bonne, le film (qui dure 1h38) pourrait être raboté d’au moins 30 minutes pour trouver un rythme convenable. Car malheureusement, il s’étend sur certaines scènes de façon presque gênante quand cela devient carrément ennuyant !

Mais le problème principal, c’est que le bébé n’est à aucun moment un personnage qu’on trouve cool. Au début, on le déteste et plus le film avance et plus on devrait l’aimer. Sauf que ce n’est pas le cas car toute la relation qui se créé entre le bébé et son grand frère n’est faite que de scènes superficielles et pas tellement convaincantes.

Film froid, long et avec des blagues uniquement pour les enfants (alors qu’à notre époque, ce genre de film fait toujours très attention à amuser les parents également). Bon, autant être honnête jusqu’au bout, une seule blague m’a fait marrer. Mais qu’une seule et je ne préfère pas la dire pour éviter de spoiler le seul moment drôle du film.

Après, pour rester dans le côté positif, le générique du début est très bon.

Ensuite, j’ai regardé rapidement la filmographie du réalisateur et je comprends mieux ma déception quand je vois que ce film a été fait par la même personne que les MADAGASCAR que je trouve sans aucun intérêt non plus. Au moins, il y a une certaine logique.

Bref, j’avais des attentes avant de voir ce film. Aujourd’hui, j’ai des regrets.

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© Jed Seth

[CRITIQUE] : Spider-Man: New Generation (2018)

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Sortie : 14 décembre 2018 aux Etats-Unis,
12 décembre 2018 en France

Titre original : Spider-Man: Into the Spider-Verse

Réalisation : Peter Ramsey, Rodney Rothman & Bob Persichetti

Scénario : Phil Lord & Rodney Rothman

Musique : Daniel Pemberton

Synopsis :

Spider-Man: New Generation suit les  aventures de Miles Morales, un adolescent afro-américain et portoricain qui vit à Brooklyn et s’efforce de s’intégrer dans son nouveau collège à Manhattan. Mais la vie de Miles se complique quand il se fait mordre par une araignée radioactive et se découvre des super-pouvoirs : il est désormais capable d’empoisonner ses adversaires, de se camoufler, de coller littéralement aux murs et aux plafonds ; son ouïe est démultipliée… Dans le même temps, le plus redoutable cerveau criminel de la ville, le Caïd, a mis au point un accélérateur de particules nucléaires capable d’ouvrir un portail sur d’autres univers. Son invention va provoquer l’arrivée de plusieurs autres versions de Spider-Man dans le monde de Miles, dont un Peter Parker plus âgé, Spider-Gwen, Spider-Man Noir, Spider-Cochon et Peni Parker, venue d’un dessin animé japonais.

 

R

Alors pour le coup, j’ai regardé ce film un peu par hasard. Je n’ai bizarrement jamais été vraiment attiré par les dessins animés Spider-Man.

Et là, ce film curieusement intitulé 𝗦𝗣𝗜𝗗𝗘𝗥𝗠𝗔𝗡: 𝗡𝗘𝗪 𝗚𝗘𝗡𝗘𝗥𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 en France, mérite impérativement d’être regardé. Très très bonne surprise. Déjà, l’animation est incroyable. Toute l’esthétique des images repose sur une ambiance Comics des années 70/80 en y mêlant le savoir-faire d’aujourd’hui. Ce mélange est ultra convainquant et c’est rempli de références à tous les Spider-Man qu’on a pu voir et/ou lire. On oublie très vite qu’on est en train de regarder un film d’animation. Tous les ingrédients d’un bon Spider-Man sont présents et l’important, c’est que ça ne sent jamais le réchauffé.

Le scénario et les dialogues sont un régal, l’humour présent est vraiment très réussi.
En fait, ce film profite de son format « animation » pour prendre pas mal de risques (esthétiques et scénaristiques) et chaque élément est ultra bien dosé.
C’est vraiment un gros coup de cœur, ce film est une réussite totale !

Et pour ceux qui n’aiment pas trop les films d’animation mais qui aiment l’univers de Spider-Man, ce film pourrait vous faire changer d’avis sur les « dessins animés »!

 

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© Jed Seth

[CRITIQUE] : Vice-Versa (2015)

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Sortie : Première : 18 mai 2015 au Festival de Cannes,
17 juin 2015 en France
19 juin 2015 aux Etats-Unis

Titre original : Inside Out

Réalisation : Pete Docter & Ronnie del Carmen

Scénario : Pete Docter, Ronnie del Carmen & Josh Cooley

Musique : Michael Giacchino

Synopsis :

Cinq Émotions sont à leur poste au Quartier Général, le centre névralgique situé dans la tête de la petite Riley, 11 ans. Ainsi, Joie, débordante d’optimisme et de bonne humeur, veille à ce que l’adolescente soit heureuse. Peur, anxieux et timoré, se charge lui de sa sécurité. Colère, le bougon de service, cherche pour sa part à ce que la justice règne. Dégoût, quant à elle, empêche Riley de se faire empoisonner la vie – au sens propre comme au figuré. Enfin, Tristesse, elle-même, n’est pas très sûre de son rôle. (En y regardant de plus près, les quatre autres non plus, d’ailleurs !).
Mais voilà, Joie et Tristesse se perdent accidentellement dans les recoins les plus éloignés de l’esprit de Riley, emportant avec elles certains souvenirs essentiels : Peur, Colère et Dégoût sont alors obligés de prendre le relais…

R (8)

 

Pete Docter (à qui l’ont doit déjà les TOY STORY) n’a pas fini de nous raconter des histoires.
Cette fois-ci, on entre dans la tête des gens avec leurs petites voix et leurs émotions.
Très ingénieux, merveilleusement bien réalisé et avec un vrai rythme, ce film d’animation est une perle.
Il y a teeeeellement longtemps que je n’avais pas vu un personnage en chier pour arriver à son but que je croyais que ça n’existerait plus dans le monde du cinéma.
C’est quand même dingue de se dire que c’est dans un film « pour enfant » qu’on retrouve un personnage (je parle de Joie) galérer réellement et échouer tellement souvent que sa quête en devient désespérée. Je ne me souviens même plus la dernière fois où je m’étais dit « bon, bah je crois que cette personne ne va pas réussir ». Rien que pour ça, ce film mérite d’être vu. Car là, on a affaire à un vrai scénariste (et cela devient de plus en plus rare).

Ce film est à voir de toute urgence !

R (7)

© Jed Seth

[CRITIQUE] : Coco (2017)

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Sortie : Première mondiale : 20 octobre 2017 à Morelia au Mexique,
29 novembre 2017 en France

Réalisation : Lee Unkrich, Adrian Molina

Scénario : Lee Unkrich, Adrian Molina, Jason Katz

Musique : Michael Giacchino

Synopsis :

Depuis déjà plusieurs générations, la musique est totalement bannie dans la famille de Miguel, un jeune garçon dont le rêve ultime est pourtant de devenir un musicien aussi accompli que son idole, Ernesto de la Cruz. Décidé à réhabiliter cet art auprès des siens et à prouver son talent, Miguel se retrouve, par un étrange concours de circonstances, propulsé dans un étonnant monde parallèle : le Pays des Morts… 

OIP

On prend un petit garçon qui rêve de devenir un grand artiste dans la musique. On le place dans une famille où la musique est bannie depuis plusieurs générations. On balance tout ça au Mexique le Jour des Morts et on fait un film (d’animation).

Alors c’est simple, je crois que Coco est peut être le meilleur film d’animation que j’ai pu voir cette année. Pas étonnant vu qu’à la réalisation (et à l’écriture), on a Lee Unkrich qui nous avait pondu l’excellent Toy Story 3. Disney-Pixar nous montre que cette association fonctionne à merveille car on reprend les thèmes importants de chacune des deux maisons.

A ne pas confondre avec La Légende de Manolo qui traite du même thème mais qui est quand même nettement moins abouti que celui-ci.

Dans Coco, on a un film dont le scénario est réfléchi. Une vraie histoire qui pourra plaire aux petits comme aux grands. Pour plaire aux adultes, les scénaristes ne se sont pas contentés de mettre une ou deux blagues référentielles (comme on voit dans pas mal de film d’animations). Là, on est captivé par l’histoire et ses rebondissements. Le message est profond et aborde une thématique universelle : la mort et l’oubli. Tout est fait avec subtilité et finalement, la fin est peut-être un peu différente de celle qu’on avait vu venir (c’est très rare dans les films d’animations actuels).

La représentation du Mexique et du Jour des Morts est vraiment travaillées et crédible, ce qui apporte énormément de réalisme et d’intérêt au film. Et pour couronner le tout, les chansons sont vraiment très bonnes. En fait, on n’a qu’une envie, c’est de pouvoir vivre au moins une fois dans sa vie cette date incontournable dans les pays hispaniques du Dia de los muertos.

A voir absolument !

 

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© Jed Seth