[CRITIQUE] : Ghost (1990)

Ghost

Sortie : 13 juillet 1990 aux Etats-Unis,
07 novembre 1990 en France.

Réalisation : Jerry Zucker

Scénario : Bruce Joel Rubin

Musique : Maurice Jarre 

Distribution : Patrick Swayze, Demi Moore, Whoopi Goldberg, Tony Goldwyn & Rick Aviles.

Synopsis : 

Rentrant un soir du théâtre, Sam Wheat, employé dans une banque d’affaires new-yorkaise, est agressé et abattu par un malfrat sous les yeux de Molly Jensen, sa compagne. Réduit à la triste condition de fantôme, une nouvelle vie commence pour lui. Car s’il peut voir et entendre Molly, il ne peut communiquer avec elle, ni la prévenir du danger qui la guette. En désespoir de cause, Sam décide alors de se confier à une pseudo-voyante, Oda Mae Brown

ghost 2

On prend une histoire de couple plutôt tragique, on la transforme en relation fantomatique sur fond de trahison et de mensonges. Et bah oui, on en fait un film (en même temps, je ne suis pas là pour parler de BFMTV).

Bon tout le monde connait déjà ce film. Et curieusement, il vieillit doucement et plutôt bien (même très bien). Je l’avais vu il y a une vingtaine d’années et il m’avait paru un peu has-been et pourtant, là, en le revoyant récemment, je trouve qu’il fonctionne vraiment bien. Il faut dire que le casting est dément, un très bon Patrick Swayze qui était très populaire à cette époque, une Demi Moore qui était considéré comme un vrai sex-symbol et une excellente Whoopi Goldberg !

Alors oui, quelques petits effets spéciaux feront un peu dépassés (surtout sur la fin) mais malgré tout, ils restent très anecdotiques dans le film et donc ça passe plutôt bien.

C’est vraiment un film à voir au moins une fois dans sa vie (la BO est superbe et la scène de poterie on en parle) !

poterie ghost

© Jed Seth

[CRITIQUE YOUTUBE] : Trois mille ans à t’attendre (2022)

trois mille ans

Sortie : 26 août 2022 aux Etats-Unis,
24 août 2022 en France

Titre original : Three Thousand Years of Longing

Réalisation : George Miller

Scénario : George Miller & Augusta Gore

Musique : Junkie XL

Distribution : Idris Elba, Tilda Swinton, Aamito Lagum

trois mille ans 3

Synopsis :

Alithea Binnie, bien que satisfaite par sa vie, porte un regard sceptique sur le monde. Un jour, elle rencontre un génie (Idris Elba) qui lui propose d’exaucer trois vœux en échange de sa liberté.
Mais Alithea est bien trop érudite pour ignorer que, dans les contes, les histoires de vœux se terminent mal. Il plaide alors sa cause en lui racontant son passé extraordinaire. Séduite par ses récits, elle finit par formuler un vœu des plus surprenants.

 

© Victor Leblanc

[CRITIQUE] : Pinocchio (2022)

Pinocchio

Sortie mondiale : 08 septembre 2022 sur Disney+

Réalisation : Robert Zemeckis

Scénario : Chris Weitz & Robert Zemeckis

Musique : Alan Silvestri

Distribution : Tom Hanks, Luke Evans, Cynthia Erivo & Giuseppe Battiston

Synopsis :

Un vieil artisan solitaire fait le vœu d’être papa. Le lendemain, sa dernière création, un pantin en bois désarticulé prend vie sous l’effet de la magie d’une bonne fée. Démarre alors un récit initiatique qui conduira le jeune garçon loin de l’école…

© Steve Ketterlin

[CRITIQUE] : Trois mille ans à t’attendre (2022)

trois mille ans

Sortie : 26 août 2022 aux Etats-Unis,
24 août 2022 en France

Titre original : Three Thousand Years of Longing

Réalisation : George Miller

Scénario : George Miller & Augusta Gore

Musique : Junkie XL

Distribution : Idris Elba, Tilda Swinton, Aamito Lagum

Synopsis :

Alithea Binnie, bien que satisfaite par sa vie, porte un regard sceptique sur le monde. Un jour, elle rencontre un génie (Idris Elba) qui lui propose d’exaucer trois vœux en échange de sa liberté.
Mais Alithea est bien trop érudite pour ignorer que, dans les contes, les histoires de vœux se terminent mal. Il plaide alors sa cause en lui racontant son passé extraordinaire. Séduite par ses récits, elle finit par formuler un vœu des plus surprenants.

trois mille ans 3

« Poussières de rêves et amour impossible ? »

Cinéaste inclassable, George Miller n’en finira jamais de nous étonner.

Comme lui a conseillé son ami cinéaste Spielberg, Miller fonctionne désormais avec au moins deux projets en gestation. Le plus gros sera « Furiosa » qui sortira en 2024, suite tant attendue de « Mad Max Fury road ». Le second je vous en parle maintenant.

Le cinéaste n’est pas franchement fan de la grosse machine hollywoodienne et sa filmographie éclectique à souhait le prouve en quelque sorte. Il reste un metteur en scène atypique avec un vrai sens du visuel et de la narration.

Imaginé en plein covid, et en plein développement du prochain « Mad Max », son nouveau film « Trois mille ans à t’attendre » est à la fois un récit philosophique et métaphysique dont lui seul a le secret. Sous la forme d’un huis-clos dans une chambre d’hôtel à Istanbul, le film est l’histoire d’une romance psychédélique parsemée de bouts de contes rappelant « les mille et une nuits ».

Tilda Swinton, dans le rôle d’une chercheuse associable, forme un duo attachant avec Idris Elba, un bon acteur mais à la filmographie peu marquante. Il joue ici un djinn, pivot rocambolesque d’une fable plus intime et dramatique qu’elle n’y paraît.

trois mille ans 2

A l’instar de « Mad Max Fury Road », Miller nous emmène dans une imagerie folle. Il propose un voyage sensoriel radical avec une valse d’obsessions et de questionnements sur des sujets existentiels forts. Le film est clairement inclassable. Via la parabole du conte et l’utilisation astucieuse de la mise en abîme, Miller s’interroge sur lui-même, sa capacité de conteur et le monde qui l’entoure. L’amour pur existe-t-il vraiment ? Peut-on l’avoir par un vœu ? N’est-ce pas plutôt un sentiment insaisissable tout comme ces particules flottant dans l’air ? Romantique mais conscient des fragilités d’une humanité trop souvent déchirée par la haine, George Miller nous laisse face à des réflexions intenses, peut-être même inconfortables.

Le choix d’avoir donné un rôle dans ce film et dans « Furiosa » au jeune Quaden Bayles, jeune australien atteint d’achondroplasie et victime de harcèlement scolaire, ne fait aucun doute. Devenu célèbre contre son gré à la suite d’une déchirante vidéo devenue virale, Quaden Bayles est devenu malgré lui le symbole d’un combat contre la violence qui gangrène les humains dès leur plus jeune âge. Miller ne cherche pas le buzz. Néanmoins, l’acceptation de la différence est un sujet récurrent de son cinéma. Ceci explique cela.

trois mille ans 4

Le film n’est pas fait pour tous les publics. Je ne vous le conseille pas si vous comptez vous diriger vers du pur divertissement sans prise de tête. C’est un film qui se regarde avec un vrai lâcher-prise émotionnel. Il est exigeant et requiert un effort certain pour se plonger dans un univers diablement étrange. Mais il plaira aux fans du metteur en scène et augure du très bon pour son « Furiosa ».

C’est un film qui me rappelle à titre personnel, quand enfant, je me racontais des petites histoires à moi-même avant de tomber dans les bras de Morphée. Le côté universel des sentiments exprimés dans le film vous parlera à merveille… ou pas du tout.

Allez une seule façon de savoir si vous allez goûter au nouveau George Miller: ouvrez la fiole et laisser le génie en sortir !

trois mille

© Victor Leblanc

[CRITIQUE] : Les Animaux fantastiques (2016)

les animaux fantastiques

Sortie : 18 novembre 2016 aux Etats-Unis,
16 novembre 2016 en France

Titre original : Fantastic Beasts and Where to Find Them

Réalisation : David Yates 

Scénario : J.K. Rowling

Musique : James Newton Howard

Distribution : Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Dan Fogler, Colin Farrell, Jon Voight & Johnny Depp. 

Synopsis : 

New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d’être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ (version américaine du « Moldu ») déterminé à les anéantir. Quant au redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe, il a disparu… et demeure introuvable. Ignorant tout de ce conflit qui couve, Norbert Dragonneau débarque à New York au terme d’un périple à travers le monde : il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques dont certaines sont dissimulées dans les recoins magiques de sa sacoche en cuir – en apparence – banale.

les animaux fantastiques 1

On surfe sur la vague Harry Potter en faisant un spin-off de l’univers du monde des sorciers. On y intègre bien évidemment des magiciens et cette fois-ci, des animaux fantastiques. On balance tout ça dans les USA des années 20 et on fait un film.

Pour des raisons d’ambiance (sans doute), ou du moins de vision d’artiste, on reprend David Yates, le réalisateur des quatre derniers films de la saga HARRY POTTER. La scénariste n’est autre que J. K. Rowling, (l’auteur du livre) elle-même.
Alors le gros point positif, c’est que le film arrive à se détacher réellement des HARRY POTTER tout en restant dans l’univers. C’est une extension d’univers très honnête.

Après, le film en lui-même est ce qu’il est. Il montre un New York des années 20 plutôt bien foutu. Par contre, de mon côté, impossible de m’attacher au moindre personnage.
J’avais eu le malheur de voir la bande annonce et je m’attendais à voir apparaître plein d’animaux fantastiques. La bande annonce me vendait une sorte de « Pokemon Go » dans l’univers d’Harry Potter, ce que je trouvais assez intéressant, finalement. J’avais envie de voir ce « attrapez-les tous » merveilleux.

Mais finalement, où sont les animaux fantastiques ? Selon moi, le gros souci du film, c’est que ça tourne autour d’eux mais… bizarrement, on sent un vide terrible. Il n’y a clairement pas assez d’animaux fantastiques pour me combler. De plus ceux qu’on voit le plus souvent ne sont pas assez charmants pour me donner du plaisir.

Mais de toute façon, j’ai un souci avec les images de synthèses, ça n’est plus un secret. Ces animaux, je les trouve trop désincarnés et pas du tout tactiles. En gros, ça fait super fake et comme le film se base sur ça… bah la mayonnaise retombe avant d’être montée !

Bref, ce n’est pas un mauvais film mais pour moi, ça n’est pas du tout marquant. Je regarderai quand même la suite par curiosité.

 

les animaux fantastiques 2

© Jed Seth