[CRITIQUE] L’Exorciste 2 : L’Hérétique (1977)

affiche

Sortie : 17 juin 1977 aux Etats-Unis,
25 janvier 1978 en France

Titre original : Exorcist II: The Heretic

Réalisation : John Boorman 

Scénario : William Goodhart

Musique : Ennio Morricone 

DistributionLinda Blair, Richard Burton, Max von Sydow & Louise Fletcher

photos

Synopsis :

Le père Lamont enquête sur la mort mystérieuse du père Merrin, survenue à la suite d’un exorcisme, et va devoir combattre le démon Pazuzu que la jeune Regan a toujours en elle.

© Victor Leblanc

[CRITIQUE] L’Exorciste (1973)

affiche l'exorciste

Sortie : 26 décembre 1973 aux Etats-Unis,
11 septembre 1974 en France

Titre original : The Exorcist

Réalisation : William Friedkin

Scénario : William Peter Blatty, d’après son propre roman L’Exorciste

Musique : Krzysztof Penderecki, Hans Werner Henze, George Crumb, Anton Webern, Mike Oldfield & David Borden

Distribution : Ellen Burstyn, Linda Blair, Max von Sydow & Jason Miller

la saga exorciste

Synopsis :

L’histoire se déroule à Georgetown dans la banlieue de Washington. L’actrice de télévision Chris MacNeil est de plus en plus inquiète pour sa fille Regan en proie à des spasmes violents et à d’étranges symptômes devenus fréquents. Impuissants, les médecins lui conseillent de faire appel à un prêtre exorciste…

© Victor Leblanc

[RETOUR SUR] La Saga L’Exorciste

la saga exorciste

L’Exorciste (The Exorcist) est une série de films d’horreur américains inspiré du roman du même nom de William Peter Blatty. Le premier opus réalisé par William Friedkin est sorti en 1973.

© Victor Leblanc

[CRITIQUE] L’Exorciste (1973)

affiche l'exorciste

Sortie : 26 décembre 1973 aux Etats-Unis,
11 septembre 1974 en France

Titre original : The Exorcist

Réalisation : William Friedkin

Scénario : William Peter Blatty, d’après son propre roman L’Exorciste

Musique : Krzysztof Penderecki, Hans Werner Henze, George Crumb, Anton Webern, Mike Oldfield & David Borden

Distribution : Ellen Burstyn, Linda Blair, Max von Sydow & Jason Miller

Synopsis :

L’histoire se déroule à Georgetown dans la banlieue de Washington. L’actrice de télévision Chris MacNeil est de plus en plus inquiète pour sa fille Regan en proie à des spasmes violents et à d’étranges symptômes devenus fréquents. Impuissants, les médecins lui conseillent de faire appel à un prêtre exorciste…

exorciste 4

Il était une fois un combat perdu d’avance entre le bien et le mal, entre la foi et le désespoir…

Basé sur le best-seller de William Peter Blatty, « L’Exorciste » débarque dans les salles obscures le 26 décembre 1973 et provoque une vraie « vomitomania» chez les américains. Le public hurle de peur mais en redemande encore et encore. Les séances affichent complets et les exploitants de cinema ne savent plus comment gérer le flux incessant de spectateurs en quête de frissons.

A la sortie, malaises, vomissements, pleurs et autres crises d’hystérie sont au rendez-vous. Des sacs à vomis sont mis à disposition dans les salles, et des ambulances attendent à l’entrée des cinémas. Le tout est comparable à un véritable service d’urgence.

L’Exorciste exerce encore aujourd’hui une fascination totale dans le monde entier, au-delà du domaine cinématographique. Longtemps interdit, à l’instar de « Massacre à la tronçonneuse », le film est toujours considéré à ce jour comme le film le plus effrayant de tous les temps, n’en déplaise à ses quelques détracteurs.

Bien plus qu’un looping pour amateurs de frousses, le film de William Friedkin reste une réflexion radicale sur la figure du mal, sa nature profonde et son rapport à la religion. « L’Exorciste » appartient à une époque où l’Amérique vit de plein fouet la guerre du Vietnam. Pour la première fois, un conflit est largement retransmis à la télévision, montrant aux spectateurs les horreurs du champ de bataille. Les beaux jours s’en vont, et la société rentre dans une décennie pleine de doute et de désillusions. Il est important de rappeler ce climax historique, tant « l’Exorciste » est ancré dans son temps.

exorciste 2

William Friedkin, après son plébiscité « French Connection » de 1971, est engagé par la Warner pour s’attaquer au diable. A part Roman Polanski et son « Rosemary’s Baby » sorti en 1968, le genre démoniaque n’a pas encore eu son grand film au cinéma. Ce sera chose faite avec cette bobine de plus de deux heures montrant la lente descente aux enfers d’une famille américaine presque modèle. Presque car ici la famille est monoparentale, loin du modèle « way of life » des années 60.

Maman est actrice, Papa est absent et la petit Regan, âgée de 12 ans grandit au milieu de tout ça dans une gigantesque demeure en plein centre de Georgetown. En parallèle, nous retrouvons en Irak, le père Merrin, un vieil homme fatigué errant au milieu de fouilles archéologiques. Son regard est grave et sa dernière trouvaille ne le rassure guère. Il se retrouve en plein désert face à la statue de son grand ennemi … je nomme le roi des démons du vent … Pazuzu !

A Georgetown, le dernier protagoniste est un homme ayant perdu la foi, le père Karras. Entièrement dévoué à sa mère malade, ce dernier devra contre son gré placer cette dernière dans un mouroir. La culpabilité de la laisser dans ce lieu d’agonie va le hanter, le ronger sans répit. Cette galerie de personnages, évoluant dans des environnements bien spécifiques, va se retrouver pour une seconde moitié de film riche en tension et c’est peu dire. On assiste tout bonnement à la lutte absolue entre le bien et le mal, dans un huis-clos où les convictions de chacun vont être mises à rude épreuve… dont celles du spectateur.

l'exor

D’abord présentée comme une petite fille frappée par une maladie non identifiable, Regan, bascule, après une période d’errance médicale (digne d’un chemin de croix…) dans l’horreur absolue. Automutilation, gestes obscènes, déplacement d’objets à distance, blasphèmes et maîtrise express du Latin … tout y passe. Le passage du médical au fantastique pur et dur se fait très progressivement avec une mise en scène rappelant le documentaire. Regan, méconnaissable et monstrueuse, est donc possédée par un vieil ami de Merrin… je nomme Pazuzu. Avec l’approbation des plus hautes instances religieuses (merci Karras), le père Merrin , revenu d’Irak, va pouvoir pratiquer l’exorcisme de la fillette. Je vous passe la suite que vous connaissez tous…

Pourquoi on a peur ?

Parce que le mal est insidieux. Il prend possession du corps et de l’âme d’une fillette de 12 ans, sous les yeux médusés d’un entourage impuissant. L’innocence de la jeunesse est salie par une entité diabolique poussant aux pires atrocités. Le démon est inaccessible, confine au désespoir, à la noirceur la plus absolue. Si le mal peut détruire un visage d’enfant, on peut facilement considérer que le monde est imminemment voué à sa perte. Karras le voit dans ses rêves prémonitoires, dominés par une figure maternelle accusatrice. Regan, durant son exorcisme, se servira de cette faille pour déstabiliser l’homme de bien. La fin peut donner un certain espoir mais la nature immatérielle du mal n’est guère rassurante.

Le mal est encore plus effrayant quand on ne le voit pas ou de façon subliminale. Et ça Friedkin l’a bien compris, malgré la version « never seen before » de 2001 délaissant quelque peu le pouvoir de suggestion du film de 1973. Personnellement, la nouvelle version, agrémentée de l’effroyable « Spiderwalk scene », m’a pleinement convaincu, évitant toujours le jeu de la surenchère.

exorciste

Film plagié, moqué mais toujours gravé dans la mémoire collective, « L’Exorciste » demeure pour moi un chef d’œuvre absolu. Il m’est impossible de tout vous raconter en une seule critique, tellement l’œuvre regorge de pistes de lecture. Je pourrais vous en parler des heures durant mais Steve finirait par privatiser La Caverne rien que pour moi… Et ce n’est pas l’idée…

Bijou horrifique sans concession, « L’Exorciste » est un voyage dans la peur sans possible retour en arrière. Et si vous ne l’avez pas encore vu, courez le voir ! Comme dirait Karras, « le pouvoir de la Caverne t’oblige ! »

Je vous parlerai très prochainement du numéro 2 de la saga mais ça c’est une autre histoire pour La Caverne du Ciné !

L'exorciste

© Victor Leblanc

[CRITIQUE] : Smile (2022)

smile

Sortie :  30 septembre 2022 aux Etats-Unis,
28 septembre 2022 en France

Réalisation : Parker Finn

Scénario : Parker Finn

Musique : Cristobal Tapia de Veer

Distribution : Sosie Bacon, Kyle Gallner, Caitlin Stasey, & Jessie T. Usher

souirre film

Synopsis :

Après une expérience traumatisante mêlant un de ses patients, Rose Cotter, psychiatre, commence à se renseigner sur un phénomène de morts imminentes, le point commun entre chacune des victimes : le sourire.

© Victor Leblanc