[CRITIQUE] : Avengers: Infinity War (2019)

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Répliques cultes :

– Quel est le problème avec vous les enfants ? Vous n’avez jamais vu de vaisseau spatial auparavant ?

– Avez-vous déjà vu ce très vieux film, Aliens ?

Sortie : 27 avril 2018 aux Etats-Unis,
25 avril 2018 en France

Réalisation : Anthony & Joe Russo

Scénario : Christopher Markus & Stephen McFeely

Musique : Alan Silvestri

Distribution : Robert Downey Jr., Josh Brolin, Chris Hemsworth, Zoe Saldana, Chris Evans, Mark Ruffalo, Tom Holland, Benedict Cumberbatch & Scarlett Johansson.

Synopsis : 

Les Avengers et leurs alliés devront être prêts à tout sacrifier pour neutraliser le redoutable Thanos avant que son attaque éclair ne conduise à la destruction complète de l’univers.

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On prend les AVENGERS, on les mets dans un panier, on pioche quelques autres persos de l’univers Marvel, on secoue tout ça façon Cocktail et on fait un film.

19ème film qui fait suite à tous les précédents de l’univers Marvel au cinéma. Comme je suis de moins en moins client (sauf exceptions) des films estampillés Marvel, j’avais pas mal de doutes…
Alors, doutes avérés ou mauvais préjugés ?

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Incroyable ! C’est la première fois que je vois un AVENGERS qui ne m’a pas énervé de bout en bout.

Explication :
C’est cool car on ne s’attarde pas sur un super-héros ou un autre personnage en particulier ce qui fait que c’est moins indigeste. Il y a beaucoup moins de blagues que dans les précédents (attention, il y en a quand même encore un poil trop malgré tout mais ça reste dosé quasi correctement).
Le méchant est psychologiquement intéressant car pas si « méchant » que ça, c’est juste qu’il est « un peu » rude. Et puis on commence à vraiment mélanger tous les personnages de l’univers Marvel et pour le coup, ça fonctionne (à condition d’avoir vu les films dans le bon ordre et pas depuis trop longtemps sinon, c’est mort). La fin est intéressante même si selon moi, une grosse erreur scénaristique a été commise car la résolution du prochain film résidera dans un acte qui a été produit par Thanos juste avant la fin de celui-ci (on va donc garder cet acte en tête et la « surprise » du prochain film n’en sera pas une). Et il est fort probable que les gentils super-héros fassent de même (aie… J’espère vraiment me tromper).

Après, le film manque malheureusement de vrais moments marquants (on ne s’attarde pas assez sur certaines scènes qui auraient pu être fabuleuses).

Mention spéciale pour Thanos qui arrive à réaliser l’exploit de changer d’échelle de scène en scène. Un coup il est aussi gros que Hulk, 20 minutes plus tard dans le film, il a une taille humaine et redevient gros pour le combat final. Quelqu’un aurait une théorie sur la taille mouvante de Thanos ? Car c’est vraiment fascinant.

Bon du coup, jusqu’à ce film, il n’est pas compliqué de dire que c’est le meilleur AVENGERS réalisé. 

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© Jed Seth

[CRITIQUE] Vendredi 13, chapitre VIII : L’Ultime Retour (1989)

Sortie : 28 juillet 1989 aux Etats-Unis,
mai 1989 en France en VHS

Titre original : Friday the 13th Part VIII: Jason Takes Manhattan

Réalisation : Rob Hedden

Scénario : Rob Hedden

Musique : Fred Mollin

Distribution : Kane Hodder, Scott Reeves, Jensen Daggett & Barbara Bingham

Synopsis :

Jason repose dans les eaux de Crystal Lake, mais deux adolescents, en jetant l’ancre de leur bateau, heurtent un câble électrique qui le ramène à la vie. Le carnage peut alors reprendre de plus belle… jusqu’à New York !

« Jason visite vraiment un tout petit petit peu Manhattan. »

Sorti presque dans la foulée de l’épisode précédent, ce huitième volet des aventures de Jasounet nous entraîne pour la première fois bien loin des eaux de Crystal Lake.

1989, les années 80 touchent à leur fin dans un déluge de blockbusters à la violence décomplexée à l’instar de « Die Hard ». Les codes ont changé. Le slasher est un genre qui s’essouffle dangereusement. Le concept du tueur dans les bois tuant à la machette n’intéresse plus grand monde. Maintenant, John MacClane met des grosses patates à des terroristes dans des buildings vertigineux. Courant après le succès, la Paramount sait qu’il faut changer les ingrédients de la recette. Quoi de mieux que d’exporter Jason dans une ville dans l’ère du temps ?

La grosse pomme est l’heureuse élue et une excellente bande-annonce va ouvrir le bal. On y voit Jason vu de dos contempler Manhattan sur l’air si évocateur de « New York, New York ». Au terme de cette interlude musicale teintée de mystère, on voit Jasounet effectuer une rotation à 180° et nous balancer son look de sandwich moisi en pleine face. On comprend dans un enchaînement de scènes qu’il s’apprête à mettre un dawa monumental en ville.

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Mais le film est en fait une grosse blague pour une raison ! Et la raison est simple. Seulement, un tiers du film se passe véritablement à New York. Les deux premiers quarts du film se passent à bord d’un bateau, le SS Lazare. Réveillé à la suite d’une défaillance technique avec un gros câble électrique touchant sa carcasse, Jason décide de prendre des vacances et choppe sans titre de transport le petit bateau rempli de nouvelles victimes.

Et là, il va bien se déchaîner en tuant notamment une jeune rockeuse mal dans sa peau à coups de guitare ou en pourfendant le corps d’une séduisante passagère de bouts de miroir brisé. Et c’est long… c’est long. Imaginez un épisode de « La croisière s’amuse » mélangé au best of des années 80, le tout interrompu par une armoire à glace tout droit sorti de « The Walking Dead »… Et bien voilà le cru 89 ! Et vous savez quoi ? Ce n’est pas si mauvais que ça !

Ça se regarde comme un Van Damme, avec le cerveau déconnecté. C’est bien bourrin, encore très immergé dans l’ambiance 80’s. Tout y est ! La musique, les fringues, les jeux de lumières. Une fois, arrivés à New York, une succession de clichés se déroule sous nos yeux amusés : les bas-fonds et la drogue, la violence dans les rues, un passage par Times Square pour le principe.

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Mais voilà, sur moi, la formule a fonctionné. Kane Hooder est toujours aussi bon dans le rôle de Jasounet. Toutes ses scènes sont encore une fois diablement bien fichues et vous mettent l’angoisse totale. Et puis, franchement rien que pour voir sa face en mode yogourt avarié à la fin, ce film vaut le détour. La scream girl de ce volet, la très charmante Jensen Daggett (qui n’a pas percé dans le cinéma), m’a semblé beaucoup moins tartignolle que les précédentes héroïnes de la saga.

Objectivement, le film a des grosses longueurs mais il a le mérite de proposer un menu plus moderne que d’habitude. Voir Jasounet se balader dans New York est un gros kiff pour tout fan de la saga. Et la séquence de décapitation sur le toit d’un immeuble est culte !

Voilà ma rétrospective sur Vendredi 13 s’achève ici avec un huitième volet pas si nul que beaucoup le prétendent.

Je vous retrouve très prochainement pour m’attaquer cette fois à une autre saga mythique « Halloween » ! A très vite dans La Caverne du Ciné !

© Victor Leblanc

[CRITIQUE YOUTUBE] : Prey (2022)

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Sortie mondiale : 05 août 2022 sur Hulu & Disney+

Réalisation : Dan Trachtenberg

Scénario : Patrick Aison

Musique : Sarah Schachner

Distribution : Amber Midthunder, Dakota Beavers, Dane DiLiegro, Geronimo Velan & Harlan Blayne.

Synopsis :

Amérique du nord, 1719, en territoire Comanche; Naru, une farouche et brillante guerrière, s’est fixée comme objectif de protéger sa tribu dès qu’un danger menace. Elle découvre que la proie qu’elle traque en ce moment n’est autre qu’un prédateur extraterrestre particulièrement évolué doté d’un armement sophistiqué. Une confrontation aussi perverse que terrifiante s’engage bientôt entre les deux adversaires…Mais qui des deux est la proie (Prey)…ou le chasseur ?

© Steve Ketterlin

[TOP 4] : Hellraiser

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A l’occasion de la sortie prochaine d’une nouvelle version de l’univers « Hellraiser » sur « Hulu » du génial Clive Barker (« Candyman », « Le Maître des Illusions »), La Caverne du Ciné vous invite à rencontrer « Pinhead » et sa bande de cénobites démoniaques dans un Top 4. A l’approche d’Halloween, voici une sélection qui ne manque pas de clous et de chaînes !

 

4. HELLRAISER : INFERNO

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Le plus infernal !

Sauvé in extremis du néant des suites aussi inutiles que mauvaises, ce cinquième volet de la saga est sauvé de justesse dans mon Top 4 grâce à la mise en scène plutôt inspirée et soignée de Scott Derrickson, futur réalisateur de « Sinister » et « Doctor Strange ». Le fantastique pur est beaucoup moins présent et ne fera son retour qu’au terme d’une enquête autour d’un mystérieux Serial Killer. Le personnage du flic corrompu et le récit de sa descente aux enfers ouvrent une parabole inédite sur l’univers Hellraiser et font de ce film un volet original. Mais l’ensemble reste d’une qualité très passable. A voir si vous avez écumé votre stock de films de trouille !

 

3. HELLRAISER : BLOODLINE

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Le plus spatial !

Un film à la production houleuse. Passé entre les mains de deux réalisateurs qui refusèrent d’en assumer la paternité, ce 4ème opus est clairement sous-estimé. « Hellraiser Bloodline » suit le parcours de Paul Merchant, créateur de la fameuse boîte à puzzle déchaînant les enfers. La première partie faisant la part belle à la genèse de la boîte au 18ème siècle est particulièrement réjouissante avec la naissance du démon Angélique, un femme-cénobite extrêmement puissante. La deuxième partie est beaucoup plus confuse et fauchée avec une arrivée de Pinhead dans l’espace. Mais le film tient le bon bout et offre quelques moments d’effroi qui devrait ravir le spectateur en mal de frissons.

 

2. HELLRAISER 2 : LES ECORCHES

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Le plus écorché vif !

Une suite dans la totale continuité du premier, avec un cran de plus dans le « body Horror », cher à son réalisateur Tony Randel. Dans le décor d’un hôpital psychiatrique, « Hellraiser 2 » nous emmène dans un véritable train fantôme. Ici l’univers des cénobites est enfin exploré avec la découverte du grand maître Léviathan ! Deux fois plus de monstres , deux fois plus d’action ! Hellraiser 2 est presque la suite parfaite. Et on en redemande !

 

1. HELLRAISER : LE PACTE

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Le plus sentimental !

Le premier et la base de la légende. « Hellraiser : le Pacte », réalisé par Clive Barker en personne, est un film brillant. Construit autour d’une histoire d’adultère, le film introduit l’horreur dans un environnement familial malsain à souhait. Les cénobites, démons au look SM, interviennent tels des expiateurs de péchés. Gouvernés par le plaisir de la souffrance, ils déambulent dans le film pour le plus grand plaisir du spectateur, aidés par des maquillages effrayants. On pourra dire que le film a vieilli mais il reste un classique du genre.

 

Au début des années 2000, la saga ne perdurera que dans de sombres Direct To Vidéo. Pascal Laugier, réalisateur frenchy de Martyrs, a été approché dans un projet de remake par les Weinstein, détenteurs de la franchise depuis le 3ème volet. Mais la vision du cinéaste ne collait pas au cahier des charges qui lui était imposé.

Avec une sortie imminente sur « Hulu » et des années d’errance derrière lui, on est en droit d’attendre beaucoup de ce nouvel « Hellraiser ». Les premiers visuels en ligne, montrant le nouveau Pinhead au féminin incarné par Jamie Clayton, et « Masque » un cénobite inédit arborant un look humanoïde aussi pathétique qu’effroyable, nous promettent du très lourd. Espérons ne pas être déçus !

 

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© Victor Leblanc

 

[CRITIQUE] Vendredi 13, chapitre VII : Un nouveau défi (1988)

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Sortie : 13 mai 1988 aux Etats-Unis,
20 juillet 1988 en France

Titre original : Friday the 13th Part VII: The New Blood

Réalisation : John Carl Buechler 

Scénario : Manuel Fidello & Daryl Haney

Musique : Harry Manfredini & Fred Mollin

Distribution : Kane Hodder, Lar Park-Lincoln, Kevin Spirtas, Susan Jennifer Sullivan & Terry Kiser.

Synopsis :

Jason vient semer la terreur et le désordre chez les paisibles ados qui font une fête dans une maison à côté de Crystal Lake pour l’anniversaire de l’un des leurs. Mais Jason va trouver un adversaire de taille, Tina, une fille aux pouvoirs télékinésiques…

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Jason contre Carrie !

Jason est au fond des eaux de Crystal Lake. Et il ne devrait plus embêter personne.

C’est sans compter Tina, blondinette un peu fragile dotée de supers pouvoirs télékinésiques. Après avoir petite fait couler son père dans la mare hantée des Voorhees, revoilà Tina adulte qui veut remonter papa à la surface. Vu qu’elle est douée comme Harry Potter, elle arrive carrément à libérer par sa magie Jasounet qui faisait un gros dodo dans le lac.

Et bordel, qu’il est vilain et badass! On voit désormais son squelette à travers sa combinaison déchiquetée de partout. Carrie, enfin Tina, va déchaîner ses pouvoirs pour faire la misère à Jason. Elle va peut-être l’inviter au bal du diable ? Qui sait…

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Bref… ce septième épisode du point de son histoire est aussi digeste qu’une éclade de moules pas fraîches. En rade d’idées, la saga plonge totalement dans le surnaturel et nous propose un épisode à la X-Files. Le casting a rarement été aussi mauvais, du premier rôle à celui du jeune dépravé embroché. Les meurtres sont assez nombreux et assez sanglants.

Mais le gros point fort, c’est tout bonnement Jason !

Joué pour la première fois par Kane Hooder, notre tueur du vendredi est un zombie effrayant et enragé comme jamais. Sa force de frappe fout les chocottes et le personnage nous confine à l’horreur la plus totale. Toutes ses scènes sont vraiment réussies et sauvent carrément les meubles d’un long-métrage néanmoins médiocre.

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La mise en scène est complètement amateuriste. Et la musique de Harry Manfredini & Fred Mollin n’est pas des plus inspirée. Cependant, le générique d’intro est soigné et inventif comme d’habitude. Mais ça s’arrête là.   

On sent globalement que la formule s’essouffle à la fin des années 80. Les plus belles années du croquemitaine se terminent et ça sent. On connaît l’enchaînement des scènes par cœur et le trouillomètre ne s’emballe jamais complètement malgré un Jason en pleine forme. Et cela faute à une distribution nullissime et une mise en scène très « low cost ». La fin, cependant, dans ce déluge télékinésique, offre de belles séquences dont la découverte de Jason « Unmasked » en mode bien « dead alive » !

Allez préparez vos valises. Bientôt on part direction la Grosse Pomme !

 

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© Victor Leblanc