[CRITIQUE] Les Banshees d’Inisherin (2022)

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Sortie : 21 octobre 2022 aux Etats-Unis,
28 décembre 2022 en France

Réalisation : Martin McDonagh

Scénario : Martin McDonagh

Musique : Carter Burwell

Distribution : Colin Farrell, Brendan Gleeson, Barry Keoghan & Kerry Condon

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Synopsis :

Sur Inisherin – une île isolée au large de la côte ouest de l’Irlande – deux compères de toujours, Padraic et Colm, se retrouvent dans une impasse lorsque Colm décide du jour au lendemain de mettre fin à leur amitié. Abasourdi, Padraic n’accepte pas la situation et tente par tous les moyens de recoller les morceaux, avec le soutien de sa sœur Siobhan et de Dominic, un jeune insulaire un peu dérangé. Mais les efforts répétés de Padraic ne font que renforcer la détermination de son ancien ami et lorsque Colm finit par poser un ultimatum désespéré, les événements s’enveniment et vont avoir de terribles conséquences…

© Fred Grx

[BANDE-ANNONCE] VOST Les Banshees d’Inisherin (2022)

Les Banshees d’Inisherin (The Banshees of Inisherin) est un film irlando-américano-britannique écrit et réalisé par Martin McDonagh sorti en décembre 2022. Le film est présenté en avant-première mondiale à la Mostra de Venise 2022 où il remporte le Prix du meilleur scénario et Colin Farrell reçoit la Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine. Il reçoit plusieurs nominations aux Golden Globes et remporte notamment le Golden Globe du meilleur film musical ou de comédie.

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[BANDE-ANNONCE] VF Treize Vies (2022)

Treize Vies (Thirteen Lives) est un film dramatique américano-britannique réalisé par Ron Howard. Il revient sur les opérations de secours de la grotte de Tham Luang en Thaïlande, en 2018. Le film est disponible en France sur Prime Video depuis le 05 août. Au casting on retrouve Colin Farrell, Viggo Mortensen & Joel Edgerton. 

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[CRITIQUE] : Les Animaux fantastiques (2016)

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Sortie : 18 novembre 2016 aux Etats-Unis,
16 novembre 2016 en France

Titre original : Fantastic Beasts and Where to Find Them

Réalisation : David Yates 

Scénario : J.K. Rowling

Musique : James Newton Howard

Distribution : Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Dan Fogler, Colin Farrell, Jon Voight & Johnny Depp. 

Synopsis : 

New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d’être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ (version américaine du « Moldu ») déterminé à les anéantir. Quant au redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe, il a disparu… et demeure introuvable. Ignorant tout de ce conflit qui couve, Norbert Dragonneau débarque à New York au terme d’un périple à travers le monde : il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques dont certaines sont dissimulées dans les recoins magiques de sa sacoche en cuir – en apparence – banale.

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On surfe sur la vague Harry Potter en faisant un spin-off de l’univers du monde des sorciers. On y intègre bien évidemment des magiciens et cette fois-ci, des animaux fantastiques. On balance tout ça dans les USA des années 20 et on fait un film.

Pour des raisons d’ambiance (sans doute), ou du moins de vision d’artiste, on reprend David Yates, le réalisateur des quatre derniers films de la saga HARRY POTTER. La scénariste n’est autre que J. K. Rowling, (l’auteur du livre) elle-même.
Alors le gros point positif, c’est que le film arrive à se détacher réellement des HARRY POTTER tout en restant dans l’univers. C’est une extension d’univers très honnête.

Après, le film en lui-même est ce qu’il est. Il montre un New York des années 20 plutôt bien foutu. Par contre, de mon côté, impossible de m’attacher au moindre personnage.
J’avais eu le malheur de voir la bande annonce et je m’attendais à voir apparaître plein d’animaux fantastiques. La bande annonce me vendait une sorte de « Pokemon Go » dans l’univers d’Harry Potter, ce que je trouvais assez intéressant, finalement. J’avais envie de voir ce « attrapez-les tous » merveilleux.

Mais finalement, où sont les animaux fantastiques ? Selon moi, le gros souci du film, c’est que ça tourne autour d’eux mais… bizarrement, on sent un vide terrible. Il n’y a clairement pas assez d’animaux fantastiques pour me combler. De plus ceux qu’on voit le plus souvent ne sont pas assez charmants pour me donner du plaisir.

Mais de toute façon, j’ai un souci avec les images de synthèses, ça n’est plus un secret. Ces animaux, je les trouve trop désincarnés et pas du tout tactiles. En gros, ça fait super fake et comme le film se base sur ça… bah la mayonnaise retombe avant d’être montée !

Bref, ce n’est pas un mauvais film mais pour moi, ça n’est pas du tout marquant. Je regarderai quand même la suite par curiosité.

 

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© Jed Seth

[CRITIQUE] : The Batman (2022)

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Réplique culte :

Je suis la vengeance. 

Sortie : 04 mars 2022 aux Etats-Unis,
02 mars 2022 en France

Réalisation : Matt Reeves

Scénario : Matt Reeves & Peter Craig

Musique : Michael Giacchino

Distribution : Robert Pattinson, Zoë Kravitz, Paul Dano, Colin Farrell, Jeffrey Wright, Andy Serkis. 

Synopsis :

Deux années à arpenter les rues en tant que Batman et à insuffler la peur chez les criminels ont mené Bruce Wayne au coeur des ténèbres de Gotham City. Avec seulement quelques alliés de confiance – Alfred Pennyworth, le lieutenant James Gordon – parmi le réseau corrompu de fonctionnaires et de personnalités de la ville, le justicier solitaire s’est imposé comme la seule incarnation de la vengeance parmi ses concitoyens. Lorsqu’un tueur s’en prend à l’élite de Gotham par une série de machinations sadiques, une piste d’indices cryptiques envoie le plus grand détective du monde sur une enquête dans la pègre, où il rencontre des personnages tels que Selina Kyle, alias Catwoman, Oswald Cobblepot, alias le Pingouin, Carmine Falcone et Edward Nashton, alias l’Homme-Mystère. Alors que les preuves s’accumulent et que l’ampleur des plans du coupable devient clair, Batman doit forger de nouvelles relations, démasquer le coupable et rétablir un semblant de justice au milieu de l’abus de pouvoir et de corruption sévissant à Gotham City depuis longtemps.

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Genèse du film : 

En pleine construction d’un DCEU (DC Extended Universe), univers rival du MCU de la maison Marvel, la Warner, en 2015, confie à Ben Affleck le soin de réaliser un nouveau film solo Batman. Nouveau détenteur du costume ailé à partir de « Batman vs Superman » sorti un an plus tard, Affleck écrit un scénario qu’il espère réaliser pour la société de production. Une première de mouture de casting est révélée, avec notamment Joe Manganiello dans la peau du vilain « Deathstroke », un mercenaire-assassin rappelant Deadpool. Mais, durant les deux années suivantes, le projet patine puis s’enlise jusqu’au départ d’Affleck à la réalisation en 2017.
Alors en pleine post-production du troisième volet de la Planète des Singes version reboot, Matt Reeves est choisi pour prendre la relève. Il réalisera et coproduira le film. L’histoire du film est totalement remaniée, avec un souhait de liberté créative pour Reeves.

2019. Affleck confirme qu’il ne sera plus l’interprète de Batman dans cette nouvelle version du chevalier noir. Le scénario se précise tout en restant secret. Après une vague de spéculations, le casting est enfin annoncé avec Robert Pattinson dans le rôle-titre. Il sera alors le septième acteur à incarner le justicier sur grand écran. Il sera accompagné de sa célèbre acolyte Catwoman, de l’énigmatique Riddler, du redoutable et flamboyant Pengouin ainsi que de l’équipe habituelle (le majordome Alfred, le commissaire Gordon et quelques malfrats bien connus de l’univers DC).

2020. Il est confirmé que The Batman ne fera pas partie du DCEU, à l’instar de « Joker ». Le tournage débute en janvier 2020 pour s’achever en mars 2021, dans un contexte sanitaire que nous connaissons. L’épidémie de Covid-19 et ses conséquences impactent considérablement le tournage avec notamment une mise en quarantaine de Robert Pattinson, en septembre 2020, alors testé positif.

Cette même année 2020 s’annonce très riche en informations et sont révélées entre autres la nouvelle batmobile, plusieurs images inédites et l’identité du nouveau compositeur, le très tendance Michael Giacchino (Spiderman la nouvelle trilogie, Mission impossible, Jurassic World…).   Les premiers trailers sortent, et la hype s’en suit… L’attente semble alors interminable. L’intrigue du film est bien gardée jusqu’à la sortie. Le mystère demeure entier…

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Beau succès au box-office sans atteindre les cimes de Marvel, The Batman est une audacieuse relecture du mythe. Confiée au talentueux Matt Reeves, ce nouveau film propose une version détective du chevalier noir, alors dans son année 2. Sa place dans Gotham n’est pas encore bien établie et respectée par ses concitoyens.
Ce Batman cru 2022, enquêteur en proie à ses propres doutes, évolue dans un univers de corruption incroyablement sombre. Le décorum urbain est sans appel. La ville, jadis gloire de la famille Wayne, est en proie au chaos, dirigée par des parrains sans pitié tel Carmine Falcone. Il pleut sans interruption. L’obscurité annonce le danger, la mort. La violence est perceptible à chaque coin de rue. Et l’espoir peine à arriver, bien que pourtant si présent dans l’esprit du justicier. Ce Batman est la colère. Ce Batman est la vengeance.
C’est en découvrant de terribles secrets, à l’image d’un James Bond en construction dans Casino Royale en 2006, qu’il deviendra le héros masqué que l’on connaît. Un parcours semé d’embûches, un récit puisant sa force dans l’essence même des comics (Miller, Loeb et même un zeste de Bermejo). Une galerie de personnages connus de l’univers DC se retrouve ici, tout comme Bruce Wayne, en pleine construction. Sans être une origine story comme le Batman Begins de Nolan en 2005, The Batman raconte des débuts, les balbutiements d’un héros parfois anti-héros.
Ne vous attendez pas à un déferlement d’action. Ce Batman se vit comme un thriller prenant son temps, proche du style de Fincher sur Seven. Pourtant les quelques rares scènes d’action proposent une expérience viscérale magnifiée par le score d’un Giacchino hyper inspiré et une photographie somptueuse de Gregg Fraser (déjà responsable du superbe Dune de Villeneuve).

Parlons du casting. Un casting de choix porté par des interprètes venant de tous bords, de bankable Colin Farrell à la star montante Zoë Kravitz en passant par le génial Paul Dano, ex-Villeneuve souvent abonné aux films d’auteur. En résultent des versions des personnages surprenantes mais diablement excitantes dont une Catwoman au charme ambigu et irrésistible, un Riddler machiavélique à souhait (rappelant par la même occasion la folie du Joker de Ledger) et l’inquiétant Pingouin, encore simple homme de main, campé par le méconnaissable Colin Farrell.
Pattinson, quant à lui, incarne à merveille Batman et son ami schizoïde Bruce Wayne. Il livre une interprétation enfiévrée du personnage, avec comme principale inspiration un certain Kurt Cobain (d’où la reprise du titre « Something in the Way » de Nirvana). Un Batman/Wayne solitaire, bougon et encore loin de la vérité…

Seul bémol de ce formidable film : une durée avoisinant les 3h, qui aurait mérité d’être réduite. Certaines scènes, bien que toutes utiles à l’avancement de l’histoire, ont tendance à s’étaler.
Allez courez voir ce Batman, plongez dans un Gotham plus sombre que jamais avec quelques surprises au bout !

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© Victor Leblanc