[CRITIQUE] Black Adam (2022)

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Sortie : 21 octobre 2022 aux Etats-Unis,
19 octobre 2022 en France

Réalisation : Jaume Collet-Serra

Scénario : Adam Sztykiel, Rory Haines & Sohrab Noshirvani

Musique : Lorne Balfe

Distribution : Dwayne Johnson, Aldis Hodge, Noah Centineo, Pierce Brosnan & Sarah Shahi

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Synopsis :

Dans l’antique Kahndaq, l’esclave Teth Adam avait reçu les super-pouvoirs des dieux. Mais il en a fait usage pour se venger et a fini en prison. Cinq millénaires plus tard, alors qu’il a été libéré, il fait régner sa conception très sombre de la justice dans le monde. Refusant de se rendre, Teth Adam doit affronter une bande de héros d’aujourd’hui qui composent la Justice Society – Hawkman, le Dr Fate, Atom Smasher et Cyclone – qui comptent bien le renvoyer en prison pour l’éternité.

© Fred Grx

[BANDE-ANNONCE] VF Black Adam (2022)

Black Adam est un film américain réalisé par Jaume Collet-Serra. Il sort en salle aujourd’hui le 19 octobre. C’est le spin-off de Shazam! (2019) et le onzième film de l’univers cinématographique DC. Le film met en scène le personnage du même nom créé en 1945 par Otto Binder et C. C. Beck et est pensé comme une version maléfique du super-héros Shazam. Au casting on retrouve Dwayne Johnson, Aldis Hodge, Noah Centineo & Pierce Brosnan.

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[CRITIQUE] Joker (2019)

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Réplique culte :

Est-ce juste moi, ou est-ce que ça devient plus fou là-bas ?

Sortie : 04 octobre 2019 aux Etats-Unis,
09 octobre 2019 en France

Réalisation : Todd Phillips

Scénario : Todd Phillips & Scott Silver

Musique : Hildur Guðnadóttir 

Distribution : Joaquin Phoenix, Robert De Niro, Zazie Beetz & Frances Conroy.

Synopsis :

Le film, qui relate une histoire originale inédite sur grand écran, se focalise sur la figure emblématique de l’ennemi juré de Batman. Il brosse le portrait d’Arthur Fleck, un homme sans concession méprisé par la société.

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Very bad bad trip !

Quelle ne fût pas ma joie quand j’appris à l’époque la mise en chantier d’un film consacré à mon méchant préféré … je nomme le Joker !

Après un « Suicide Squad » en 2015 complétement raté avec un Jared Leto sous exploité et cabotin, on était en droit d’attendre un retour en grâce du clown prince du crime de Gotham.

Mais avec le réalisateur de la très dispensable trilogie comique « Very Bad Trip » aux commandes, le doute commença à s installer en moi. Serait-il capable de réparer le faux pas de David Ayer, de faire mieux que Nolan et de redonner à DC COMICS ses lettres de noblesse ? Hum à voir…

Quand je pense à un film ayant pour titre « Joker », je pense à la magnifique BD de Lee Bermejo et Brian Azzarello. Mais je ne pense sûrement pas à ce qui va suivre.

Allez crevons l’abcès direct : j’ai détesté Joker.

Joaquin Phoenix, au demeurant très bon acteur, n’incarne absolument pas à mon sens la Némésis de Batman. Le film nous sert plutôt le portrait très arty d’un homme basculant dans la folie.

Atteint de la maladie du rire compulsif, ce Joker nous montre sans aucun éclat romanesque un quotidien morose entre surconsommation de clopes, cheveux gras, boulot à la dérive et entourage familial ni fait ni à faire. Pour moi, il s agit tout simplement d’une œuvre prétentieuse et creuse, voulant exister sans l’univers de Batman. Paradoxalement, le film n’hésite pas à grapiller quelques éléments de l’univers du chevalier noir, tel l’asile d’Arkham ou la présence des Wayne.

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Pris dans un tourment cosmique de plus de 2h,  accompagné en musique par les très énervants violons de Hildur Ingveldardóttir Guðnadóttir, j’ai courageusement affronté une épreuve sans fin entre guerre des nerfs et phases d’endormissement multiples. Véritable Koh-Lanta cinématographique, Joker a été une vraie purge à vivre, pire que le liquide à boire avant une coloscopie.

Je ne sais pas quoi vous dire… Je suis encore sous le choc à ce jour d’avoir vu mon méchant à moi, Ze Best of the world, atterrir dans ce film qui ne raconte rien. Je pense que je vais devoir suivre une psychothérapie pour surmonter ce chagrin. Peut être que le docteur Harleen Quinzel a des disponibilités dans son agenda !

Rien ne va… de la photographie faussement inspirée aux mimiques insupportables d’un Phoenix qui peine à revêtir le costume d’une icône qui ne lui ressemble pas. La présence de Robert De Niro apporte la « Martin Scorsese Touch », modèle pour Todd Phillips. Il s’agit clairement là de la caution cool d’un film qui ne l’est pas.

Pourquoi ce film ? Tout ça parce que le DCEU ne fonctionne pas hein ? Et du coup par colère, les producteurs, vous nous sortez ça ? 

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Quand j’ai appris que le film était un carton en salle et que Joaquin Phoenix allait remporter un Oscar pour son numéro de nez rouge, j’ai compris que ma vision du personnage était sans aucun doute très et trop personnelle. Autant Ledger méritait largement un oscar pour « The Dark Knight », autant Phoenix je ne suis pas d’accord. J’ai bataillé durant des mois avec le reste du monde pour clamer ma révolte intérieure : « TRAHISON ! J’ai mal à mon joker ! »

Puis après je me suis simplement dit : le joker est un personnage difficile à reprendre. Heath Ledger avait peut-être mis la barre trop haute.

Faire du Joker sans Batman, c’est comme Venise sans les gondoles… ce n’est pas possible. Sinon n’appelez pas le film « Joker » mais plutôt  « le portrait soporifique d’Arthur Fleck ».

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Voilà qui est dit… « Joker » fait partie de ces films que je déteste au plus haut point. Je ne souhaitais même pas au début en faire une critique. Face à l’engouement général provoqué par cette ubuesque fable, la simple idée de donner mon avis me semblait un acte de rébellion impardonnable. Mais dans La Caverne du Ciné, la liberté d’expression est à l’abri et Steve m’a convaincu de m’attaquer à ce « Joker ».

J’ai eu le malheur d apprendre ces dernières semaines que « Joker 2 » était en production. Lady Gaga incarnerait Harley Quinn… Je propose au passage d’embaucher Céline Dion pour le rôle de Batgirl. Au moins comme ça, il y aura un peu de Batman dans cette mauvaise farce…

 

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© Victor Leblanc

[BANDE-ANNONCE] VF The Batman (2022)

The Batman, est un film américain de super-héros réalisé par Matt Reeves, dont la sortie est prévue aujourd’hui le 2 mars 2022. Il s’agit du neuvième film centré sur le personnage de Batman créé par Bob Kane et Bill Finger. Il ne fait pas partie de l’univers cinématographique DC, comme un temps annoncé.
Ce film met en scène Robert Pattinson dans le rôle de Batman, Zoë Kravitz dans le rôle de CatwomanPaul Dano dans le rôle du Sphinx, Colin Farrell dans le rôle du Pingouin et Jeffrey Wright dans le rôle du commissaire James Gordon. 

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[CRITIQUE] : Wonder Woman (2017)

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Sortie : Première mondiale : 15 mai 2017 à Shangai,
07 juin 2017 en France

Réalisation : Patty Jenkins 

Scénario : Allan Heinberg 

Musique : Ruppert Gregson-Williams

Distribution : Gal Gadot, Chris Pine, Connie Nielsen, Robin Wright

Synopsis :

C’était avant qu’elle ne devienne Wonder Woman, à l’époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s’écrase sur l’île paradisiaque où elle vit, à l’abri des fracas du monde. Lorsqu’il lui raconte qu’une guerre terrible fait rage à l’autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu’elle doit enrayer la menace. En s’alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l’étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin.

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Film bien plus intéressant que la plupart des films de Super-héros.

Une héroïne « girl-power » mais qui (pour une fois) n’est pas ancré dans un féminisme à deux balles qui commence à devenir le point noir d’Hollywood.
Ici, c’est une vraie femme forte et on n’a pas besoin de le souligner sans arrêt. L’actrice, Gal Gadot est superbe dans ce rôle.

Ce qui m’a le moins plu, c’est l’origine de Wonder Woman (ce côté amazone ne m’intéresse pas) mais ça n’est pas vraiment de la faute aux scénaristes, pour le coup, c’est l’identité du personnage des BDs d’origine, donc ça reste logique et acceptable.

La seule faiblesse du film, c’est le côté un peu niais/naïf de Wonder Woman mais malgré tout, comme l’histoire est intéressante, ça passe à peu près.

Enfin un film de Super-héros quasiment réussi (je dis quasiment car les scènes de combats sont nulles, comme dans 95% des films du genre). 

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© Jed Seth