[CRITIQUE] : Halloween (2018)

halloween 2018

Sortie : 19 octobre 2018 aux Etats-Unis,
24 octobre 2018 en France

Réalisation : David Gordon Green

Scénario : David Gordon Green, Danny McBride & Jeff Fradley

Musique : John Carpenter, Cody Carpenter & Daniel Davies

Distribution : Jamie Lee Curtis, Judy Greer, James Jude Courtney, Andi Matichak & Will Patton.

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Synopsis :

Laurie Strode est de retour pour un affrontement final avec Michael Myers, le personnage masqué qui la hante depuis qu’elle a échappé de justesse à sa folie meurtrière le soir d’Halloween 40ans plus tôt. 

© Victor Leblanc

[CRITIQUE] : Avengers: Infinity War (2019)

avengers

Répliques cultes :

– Quel est le problème avec vous les enfants ? Vous n’avez jamais vu de vaisseau spatial auparavant ?

– Avez-vous déjà vu ce très vieux film, Aliens ?

Sortie : 27 avril 2018 aux Etats-Unis,
25 avril 2018 en France

Réalisation : Anthony & Joe Russo

Scénario : Christopher Markus & Stephen McFeely

Musique : Alan Silvestri

Distribution : Robert Downey Jr., Josh Brolin, Chris Hemsworth, Zoe Saldana, Chris Evans, Mark Ruffalo, Tom Holland, Benedict Cumberbatch & Scarlett Johansson.

Synopsis : 

Les Avengers et leurs alliés devront être prêts à tout sacrifier pour neutraliser le redoutable Thanos avant que son attaque éclair ne conduise à la destruction complète de l’univers.

avengers 1

On prend les AVENGERS, on les mets dans un panier, on pioche quelques autres persos de l’univers Marvel, on secoue tout ça façon Cocktail et on fait un film.

19ème film qui fait suite à tous les précédents de l’univers Marvel au cinéma. Comme je suis de moins en moins client (sauf exceptions) des films estampillés Marvel, j’avais pas mal de doutes…
Alors, doutes avérés ou mauvais préjugés ?

avenegers

Incroyable ! C’est la première fois que je vois un AVENGERS qui ne m’a pas énervé de bout en bout.

Explication :
C’est cool car on ne s’attarde pas sur un super-héros ou un autre personnage en particulier ce qui fait que c’est moins indigeste. Il y a beaucoup moins de blagues que dans les précédents (attention, il y en a quand même encore un poil trop malgré tout mais ça reste dosé quasi correctement).
Le méchant est psychologiquement intéressant car pas si « méchant » que ça, c’est juste qu’il est « un peu » rude. Et puis on commence à vraiment mélanger tous les personnages de l’univers Marvel et pour le coup, ça fonctionne (à condition d’avoir vu les films dans le bon ordre et pas depuis trop longtemps sinon, c’est mort). La fin est intéressante même si selon moi, une grosse erreur scénaristique a été commise car la résolution du prochain film résidera dans un acte qui a été produit par Thanos juste avant la fin de celui-ci (on va donc garder cet acte en tête et la « surprise » du prochain film n’en sera pas une). Et il est fort probable que les gentils super-héros fassent de même (aie… J’espère vraiment me tromper).

Après, le film manque malheureusement de vrais moments marquants (on ne s’attarde pas assez sur certaines scènes qui auraient pu être fabuleuses).

Mention spéciale pour Thanos qui arrive à réaliser l’exploit de changer d’échelle de scène en scène. Un coup il est aussi gros que Hulk, 20 minutes plus tard dans le film, il a une taille humaine et redevient gros pour le combat final. Quelqu’un aurait une théorie sur la taille mouvante de Thanos ? Car c’est vraiment fascinant.

Bon du coup, jusqu’à ce film, il n’est pas compliqué de dire que c’est le meilleur AVENGERS réalisé. 

avengers infinity war

© Jed Seth

[CRITIQUE] : Rampage : Hors de contrôle (2018)

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Sortie : 13 avril 2018 aux Etats-Unis,
26 avril 2017 en France

Titre original : Rampage

Réalisation : Brad Peyton

Scénario : Ryan Condal, Carlton Cuse, Ryan Engle & Adam Sztykiel

Musique : Andrew Lockington

Distribution : Dwayne Johnson, Naomie Harris, Malin Åkerman & Jeffrey Dean Morgan.

Synopsis : 

Le primatologue Davis Okoye entretient un rapport privilégié avec le gorille albinos George dans son enclos du zoo de San Diego. Un jour, après une étrange pluie de météorites, l’attitude d’habitude si plaisante et serviable de George change radicalement : il triple en taille et devient irritable, voire violent. Davis ne sait pas comment ramener son ami animalier à la raison, jusqu’à ce que la généticienne Kate Caldwell lui propose ses services. Ancienne employée d’un laboratoire qui entreprend des expériences hautement dangereuses avec des pathogènes génétiquement recomposés, elle craint que George se soit infecté de ce cocktail aux conséquences imprévisibles. Le sort du gorille n’est toutefois pas la seule source d’inquiétude, puisque d’autres bêtes sauvages sont entrés en contact avec la substance nocive.

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On prend The Rock, on lui donne un singe. On laisse s’écraser des gaz dangereux de l’espace. On fait respirer ces gaz à des animaux (dont le singe du Rock) et… on fait un film (musclé).

Bon alors le réalisateur avait déjà fait fait deux films avec Dwayne Johnson (notamment SAN ANDREAS) et on sent sa patte. L’action passe avant tout et advienne que pourra.
The Rock commence à devenir vraiment intéressant en tant qu’acteur et c’est cool. Il est clairement la relève d’un Schwarzenegger. 

D’ailleurs, l’humour sonne assez vintage (dans le bon sens du terme). On a droit à des petites répliques sympa parsemées entre les scènes d’action. Bien sûr, le film fera penser à du KING KONG et du GODZILLA mais aussi à LA PLANÈTE DES SINGES (nouvelle génération).

Le film est l’adaptation d’un jeu vidéo et je suis justement en quête d’un bon film tiré d’un jeu vidéo. Alors, verdict ?

Finalement, c’est peut-être pour le moment, la meilleure adaptation de jeu vidéo que j’ai pu voir. Après, toute proportion gardée car finalement, dans le jeu d’origine, je crois savoir qu’il n’y avait pas d’histoire et il y avait seulement des monstres géants qui détruisent la ville (on jouait les monstres). Mais dans la mesure où c’est un film d’action plutôt regardable (même si très basique), et bien… ça peut être considéré comme une adaptation pas inintéressante. En résumé, un peu comme pour SAN ANDREAS, c’est fluide, on a des séquences qui s’enchaînent bien, on n’a pas forcément de grosses surprises mais ça fait le job. Après, on n’en gardera pas beaucoup de souvenirs malgré tout.

Honnêtement, c’était un film casse-gueule car difficile de créer un nouveau « monstre géant » (surtout que c’est un singe comme l’ami KONG). Mais ça fonctionne plutôt bien.

Attention, la fin du film m’a quand même un peu fâché…

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© Jed Seth

[CRITIQUE] : Bohemian Rhapsody (2018)

Bohemian

Répliques cultes :

– Je suis juste une prostituée musicale

– Je ne suis pas le leader de Queen, je ne suis que le chanteur principal.

Sortie : 24 octobre 2018 au Royaume-Uni,
31 octobre 2018 en France

Réalisation : Bryan Singer

Scénario : Anthony McCarten, d’après une histoire d’Anthony McCarten et Peter Morgan.

Distribution : Rami Malek, Ben Hardy, Lucy Boynton, Joseph Mazzello & Gwilym Lee.

Synopsis : 

Bohemian Rhapsody retrace le destin extraordinaire du groupe Queen et de leur chanteur emblématique Freddie Mercury, qui a défié les stéréotypes, brisé les conventions et révolutionné la musique. Du succès fulgurant de Freddie Mercury à ses excès, risquant la quasi-implosion du groupe, jusqu’à son retour triomphal sur scène lors du concert Live Aid, alors qu’il était frappé par la maladie, découvrez la vie exceptionnelle d’un homme qui continue d’inspirer les outsiders, les rêveurs et tous ceux qui aiment la musique.

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Bon alors celui-ci, je l’attendais avec impatience car je suis très fan du groupe.
Dans l’ensemble, le film est très intéressant mais comme dans tous les biopics, on se demande toujours jusqu’à quel point c’est fidèle ou non à la réalité.

Selon moi, le gros défaut du film, c’est un problème flagrant de casting. Non, ce n’est pas Rami Malek qui pose problème (ni les autres membres de Queen qui sont tous extrêmement bien choisis). Non, le problème de casting : c’est celui du dentier…

Rami Malek ne ressemble pas à Freddy Mercury mais plutôt à un Morlock. J’ai passé mon temps à me demander s’il allait mordre les gens en face de lui. C’est assez ennuyeux car j’imagine que les intentions de la production n’étaient pas qu’on se demande ce genre de chose…

Alors oui, Freddy avait de grandes dents, mais il ne ressemblait pas non plus à un second rôle de LA PLANÈTE DES SINGES… Faut pas non plus déconner….

Mise à part cette terrible erreur de prothèse, le film m’a beaucoup plu et je n’ai vraiment pas vu passer les 2h15 (pourtant, dès qu’un film dépasse les deux heures, ça a tendance à me saouler car les longues durées sont rarement justifiées).

Tout est plutôt bien foutu mais bizarrement, la petite flamme en moi ne s’est pas allumée. Et surtout… où est la chanson SHOW MUST GO ON ?? Dès le début, je me suis demandé où et comment ils allaient la placer et… plouf plouf, elle n’est pas dans le film… Dommage.

A voir quand même car c’est intéressant (mais pas assez rock pour être culte). 

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© Jed Seth

[CRITIQUE] : Dans la brume (2018)

dans la brume

Sortie : 04 avril 2018 en France

Titre anglais international : Just a Breath Away

Réalisation : Daniel Roby 

Scénario : Jimmy Bemon, Mathieu Delozier & Guillaume Lemans

Musique : Michel Corriveau

Distribution : Romain Duris, Olga Kurylenko, Fantine Harduin & Michel Robin. 

Synopsis :

Le jour où une étrange brume mortelle submerge Paris, des survivants trouvent refuge dans les derniers étages des immeubles et sur les toits de la capitale. Sans informations, sans électricité, sans eau ni nourriture, une petite famille tente de survivre à cette catastrophe… Mais les heures passent et un constat s’impose : les secours ne viendront pas et il faudra, pour espérer s’en sortir, tenter sa chance dans la brume…

dans la brume 1

On prend une petite famille Parisienne (séparée, mais en bon terme). On inonde Paris d’une brume épaisse et mortelle. On les regarde se débattre pour essayer de survivre… et on fait un film.

Alors ce film m’effrayait un peu, mais j’avais quand même un bon feeling par rapport à tout ça.
Et finalement, je n’ai pas été déçu une seule seconde (si, une petite seconde, mais je vais y revenir).

Le film est bien fait, il y a une patte de réalisateur intéressante et une très bonne ambiance sonore. Les images arrivent à être impressionnantes par moments et ce Paris sous l’apocalypse « brumesque » est vraiment bien rendu. On n’en voit pas trop, mais on en voit pile assez pour que ça soit crédible.

Romain Duris déborde de charisme, il a vraiment une présence cinématographique très forte. Ce mec est fait pour jouer dans des films d’actions ! Et Olga Kurylenko n’a rien à lui envier car elle est très crédible également. Ce duo fonctionne à merveille.

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Le film nous emporte dans une histoire où la fin est incertaine. D’ailleurs, c’est le seul point qui m’a un peu moins convaincu (la fameuse seconde que j’ai moins apprécié). Après, il faut garder en tête qu’un film de ce genre n’offre pas des dizaines de possibilités pour la conclusion. Je comprends les intentions des scénaristes et ça fonctionne, mais j’ai eu l’impression de voir une fin étrange, une fin de court métrage qui offre plein de questionnements, plutôt qu’une vraie fin de film. Disons que ça pourrait appeler à une suite mais honnêtement, ça serait très casse-gueule.

Et comme le dit si bien le magazine Positif : « Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu, dans le cinéma de genre, un film français aussi réussi. ».

Oui car même si le réalisateur n’est pas français (mais Canadien), ça reste un film français qui est vraiment très bon et qui sort de ce qu’on a l’habitude de voir (c’est peut-être pour ça qu’il est bon, d’ailleurs).

A voir avec plaisir (et même à revoir dans quelques années, si la brume ne nous a pas tous emportés) !

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© Jed Seth